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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 10:48

 

 "Love does not condemn" de Kenneth Wapnick

Chapitres 17 et 18

 


 Love does not condemn

 

 


"Love does not condemn", chapitres 11 à 17 (cliquez ici)

"Love does not condemn", chapitre 18 et 19 (sur cette page)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


PART III

Summary and conclusions

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Introduction à la troisième partie

 

 

Notre voyage est presque terminé. Ayant traversé de larges étendues de spéculations théoriques et d’expériences spirituelles, nous sommes plus à même de comprendre la nature de l’esprit et de sa relation avec monde physique. Ca n’a été un voyage ni spatial, ni temporel, mais une descente verticale à travers les couches de brouillard qui avaient dissimulé la vérité. La lumière de la vérité brille désormais plus intensément parce que nous ne croyons plus que nous sommes les victimes de conditions extérieures au-delà de notre contrôle. Nos esprits sont en effet les maîtres du monde que nous voyons, que nous expérimentons et que nous avons fait. (Love does not condemn, p. 521)

 

 

 

 

Chapitre 18

UN COURS EN MIRACLES REEXAMINÉ

 

 

 

Ainsi, nous pouvons voir que le Cours est un amalgame de différentes approches, tout en étant une intégration réussie de chacune d’entre elles. Le Cours est néoplatonicien dans sa façon de décrire [difficile à traduire : downward procession from the One] ; gnostique dans l’idée que le monde ne vient pas du tout du divin, exposant la supercherie de l’ego qui se cache derrière cela ; et Chrétien, non seulement dans son langage, mais aussi à travers la présence bienveillante de Dieu qui est expérimentée dans le monde (la mémoire de Son Amour, le Saint Esprit, dans l’esprit divisé), ainsi que dans la place centrale accordée à Jésus. A travers l’intégration de niveaux métaphysiques et pratiques, Un Cours en Miracles est capable de maintenir une pureté métaphysique, tout en fournissant une correction douce et affectueuse des erreurs et malcréations de l’esprit. Jésus, étant la source et l’enseignant du Cours, en est le grand symbole de la gentillesse de Dieu. Il jette ainsi un pont entre notre source abstraite, indifférenciée et complètement impersonnelle, et nos désirs puérils d’un Père et d’un médiateur alors que nous restons emprisonnés dans le rêve de nos esprits. (Love does not condemn, p. 526)

 

 

De plus, la façon dont le Cours traite la figure du rédempteur, qu’il s’agisse du Saint Esprit ou de Jésus, frappe souvent le lecteur par sa ressemblance avec la figure chrétienne traditionnelle. Pourtant, si l’on examine cela de plus près, le Cours est beaucoup plus proche de la conception platonique. Jésus est en réalité un brillant exemple du roi philosophe de Platon, de l’amoureux de la vraie philosophie de Philon et du Sage de Ploton. Toutes sont différentes expressions de l’enseignant idéal de Dieu d’Un Cours en Miracles. Nous reviendrons sur ce concept à la fin du Chapitre. Ainsi, le Saint Esprit est la présence abstraite et immuable de l’amour de Dieu dans la mémoire de nos esprits. Cette mémoire est une lumière éclatante, dons la brillance nous rappelle constamment le choix que nous faisons entre l’obscurité et la lumière, tandis que Jésus est pour nous un symbole dans le rêve de ce à quoi la lumière ressemble quand elle est choisie à la place des ténèbres de l’égo. Les deux figures ont donc la même fonction qu’ont les Idées de Platon, ainsi que l’appel abstrait, continuel et informel de l’Un de Plotin. En réalité, ce ne sont que différentes expressions de la présence divine qui a été enterrée par l’ego à l’intérieur de nos esprits séparés. (Love does not condemn, p. 531, 532)

 

 

             Alors que le Cours paraît être en accord avec la pensée chrétienne traditionnelle sur le fait de chercher l’aide du Saint Esprit (de Dieu, de Jésus ou du Christ), cet accord n’est réellement basé que sur le plan de la forme ou du langage. Le contenu ou la signification du Cours est beaucoup plus proche des philosophes néoplatoniciens et Valentiniens qui étaient au clair sur l’idée de ne pas chercher à l’extérieur l’aide divine pour des problèmes qui doivent être résolus au niveau de l’esprit.

             Cette réinterprétation des formes du monde, transformant le contenu de séparation et d’attaque de l’ego en la signification du Saint Esprit de l’union par le pardon est essentiel pour comprendre certaines différences entre le Cours, le gnosticisme et la chrétienté. Dire que le monde est illusoire, ce n’est pas dire qu’il est pêcheur. Par conséquent, contrairement à ces deux autres systèmes, Un Cours en Miracles n’enseigne pas que le monde, la chaire et le diable doivent être évités ou combattus. Son enseignement central est plutôt de pardonner le monde et de l’aimer pour le don de pardon qu’il nous fait. (Love does not condemn, p. 533, 534)

 

 

             C’est ici que nous voyons la principale divergence entre le Cours et pratiquement toutes les autres spiritualités qui ont été enseignés. En effet, le Cours reflète une métaphysique purement non dualiste qui néanmoins ne dénigre, ne rejette ou ne déifie pas le monde physique. Ainsi, tous les gnostiques, ainsi que Platon et Plotin, s’accorderaient à dire que le monde matériel n’est pas notre monde. Cependant, les moyens de se souvenir et de revenir à notre véritable demeure diffèrent nettement parmi les platoniciens, les gnostiques et Un Cours en Miracles. Les Platoniciens et le Cours sont similaires dans leur quête intérieure plutôt que dans celle de chercher la vérité à l’extérieur d’eux-mêmes. Cependant, les Platoniciens se focalisent sur la poursuite d’une vie d’étude, de contemplation et de vertu come des moyens pour atteindre la vérité. Cela contraste fortement avec le Cours qui se concentre sur le fait de changer nos esprits dans le contexte des relations interpersonnelles. Quand cela est bien compris, le message central du Cours qu’est le pardon ne fait pas l’erreur de croire en la réalité du monde physique. Cette erreur doit suivre inévitablement de la haine qu’ont les gnostiques et le platoniciens pour le corps. D’un point de vue métaphysique (niveau I), il n’y a pas de corps à pardonner. Cependant, au niveau de l’expérience (niveau II), notre culpabilité intérieure, qui est projetée, apparaît être présente dans une autre personne. Et c’est avec cette expérience que doit commencer le processus du pardon. (Love does not condemn, p. 534, 535)

 

 

 

 

Chapitre 19

ERREURS ET IDEES FAUSSES

 

 

 

             Nous nous tournons maintenant vers les erreurs qui ont surgis atour de la pratique d’Un Cours en Miracles, enseignement qui est encore au tout début de son enfance. Ces erreurs sont communes à l’histoire de presque toutes les spiritualités. Pour être plus précis, nous pouvons trouver d’intéressants parallèles entre les étudiants du Cours, les gnostiques du début de l’ère Chrétienne et les chrétiens Orthodoxes eux-mêmes. Nous pouvons rassembler ces erreurs dans trois grandes catégories.

1)  La particularité spirituelle : croire que l’on est ou qu’un groupe est différent ou meilleur qu’un autre, voire plus aimé de Dieu.

2)  Rendre l’erreur réelle : rendre le monde et le corps réel en lui assignant de valeurs négatives ou positives. Cette erreur s’exprime par le fait de spiritualiser la matière, de développer une éthique ou un système moral ascétique, libertin ou modéré ; de croire que la pratique spirituelle a une signification et un pouvoir en elle-même.

3)  Minimiser notre investissement dans le système de pensée de l’ego : croire que tout chemin spirituel est facile et ne nécessite que peu ou pas d’effort puisqu’il est uniquement nécessaire d’entre la Voix du Saint Esprit. (Love does not condemn, p. 537)

 

 

Jésus demande à chacun d’entre nous d’ « Etre très honnête avec nous-mêmes… parce que nous ne devons rien cacher aux autres » (Texte). Ainsi, nous devons regarder ces erreurs ouvertement et les ramener à son amour, de façon à ce qu’elles puissent être libérées. Sans une telle inspection, la vérité continue à être cachée et sa lumière « interdite » à l’entrée du portail de l’esprit obscurci de l’ego, là où elle aurait sûrement guéri nos pensées erronées. (Love does not condemn, p. 538)

 

 

Finalement, nous pourrions rappeler la déclaration du Cours qui dit qu’”Apprendre ce cours nécessite d’avoir la volonté de remettre en question toutes les valeurs auxquelles tu crois. Aucune ne peut être cachée ou obscurcie sans compromettre ton apprentissage » (Texte). Cet enseignement clé se réfère à ta volonté de généraliser totalement les principes du Cours, sans faire d’exception. Tenir séparé n’importe quelle situation ou croyance à part de son intransigeante non dualité, c’est rendre réel certains aspects de ce monde illusoire. Un étudiant sérieux du Cours en Miracles reconnaît le caractère absolu de son système de pensée. Pour citer à nouveau l’une des déclarations du Cours lui-même : « Ce cours sera cru entièrement ou pas du tout parce qu’il est entièrement vrai ou entièrement faux, et ne peut pas être cru partiellement » (Love does not condemp, p. 539)

 

 

             De la même manière, cela n’a pas été inhabituel que des étudiants d’Un Cours en Miracles ne démontrent leur « spiritualité » ou leur avancement dans le Cours en se privant de certains symboles de la société. Ainsi, ils peuvent s’abstenir de fermer à clé leur voiture ou la porte de leur maison, ne pas souscrire à une assurance vie ou une assurance médicale, et cela non pas parce qu’ils sont réellement indifférents des problèmes que les gens « normaux » ont. Au lieu de cela, leurs actions sont souvent motivées par le besoin qu’ils ont de se vêtir d’une forme qu’ils croient être le signe d’un avancement spirituel, espérant par magie que le contenu de la liberté de l’égo infusera par leur comportement sur leurs esprits. De cette manière, ils peuvent éviter de regarder le processus parfois douloureux de regarder à l’intérieur la culpabilité et la peur, puisqu’ils l’ont maintenant recouverte d’un masque de sainteté. Ainsi, encore une fois, nous pouvons voir à travers cela une volonté inconsciente (et parfois pas si inconsciente) de narguer le mal et une société non spirituelle à travers ces activités rebelles. L’erreur gnostique n’a jamais été très loin de nous. Un autre exemple de cette volonté de juger la spiritualité par des choses extérieures fut révélée par ce très sincère jeune homme qui m’a approché après un séminaire en me disant : « Je sais que vous devez être une personne très sainte parce que vous ne fumez pas de cigarette, parce que vous ne buvez pas de café et que vous ne vous précipitez pas constamment aux toilettes. » Je ne comprends pas encore comment il en est venu à la dernière partie de cette trinité, mais il serait merveilleux si notre salut ne dépendait que de la satisfaction de ces trois critères comme preuve de notre avancement spirituel » (Love does not condemn, p. 549)

 

 

             Dans de nombreux passages, le livre d’exercice et le texte nous mettent face à cette décision, insistant sur le fait que le système de pensée de l’égo peut être changé en un seul instant (parce qu’il n’y a pas de temps, mais une illusion de temps […]). Cependant, de tels enseignements peuvent être vraiment très mal compris quand ils sont tirés de leur contexte du message général du Cours, qui nous aide à comprendre l’énormité du système de pensée de l’égo dans son investissement à prouver que le système de pensée du Saint Esprit est faux. Par exemple, le manuel parle de l’évasion apparemment sans espoir du terrain de meurtre de l’égo : « Il y a un chemin par lequel l’évasion est possible. Il peut être appris et enseigné, mais il nécessite de la patiente et une volonté abondante » (Manuel pour enseignants).

Il est intéressant de remarquer l’évolution dans les termes employés. Au début, le Cours utilise habituellement l’adjectif “petit” pour qualifier “volonté”. « Abondante » fait remarquer au lecteur la totalité de l’étendue du système de pensée de l’égo, ainsi que notre besoin d’exercer une vigilance à l’encontre de l’investissement que nous y mettons. Sur les six étapes du développement de la confiance qui font l’objet d’une discussion dans les premières pages du manuel, nous pouvons remarquer que quatre d’entre elles contiennent des éléments d’inconfort. Ils sont décrits avec des termes comme « douloureux », « difficile », « cela demande beaucoup d’apprentissage », « énorme conflit » et « peine anticipée ». Dans la sixième étape, la « période de troubles », il nous est dit que nous devons « atteindre un état » qui pourrait rester impossible à atteindre pendant un long, très long moment » (Manuel pour enseignants).

             Il est clair, seulement à partir de ces courts extraits, que le curriculum d’Un Cours en Miracles prend toute la vie. Il aide les étudiants à embarquer dans un voyage qui nécessite une grande assiduité et une application consistante. Jésus nous dit au début du texte que « nous sommes beaucoup trop tolérant face au vagabondage de nos esprits et que nous laissons trop facilement passer … les malcréations de nos esprits » (Texte). L’un des messages importants qui doit être retenu du Texte, c’est le respect que nous devrions accorder au système de pensée de l’égo, non pas parce qu’il est vrai, mais parce que nous y croyons. Ainsi, nous pouvons aussi déclarer que le processus d’apprentissage d’Un Cours en Miracles nécessite de faire grandir notre discernement dans le fait de savoir quelle voix nous écoutons. C’est pour reconnaître cela que le Texte décrit en détails imagés et parfois douloureux, passage après passage, la complexité du système de pensée malade de l’égo que nous avons élevé sur le trône de la raison et de la vérité. L’enseignement central d’Un Cours en Miracles, n’est par conséquent pas l’amour et l’unité qui est notre réalité au Ciel, mais plutôt l’identification et le défaire de la culpabilité et de la peur qui est protégée par nos relation particulières que nous croyons être notre réalité sur terre : « N’ais pas peur de regarder la relation particulière, car la liberté se trouve dans le fait de la regarder. En regardant la relation particulière, il est d’abord nécessaire de réaliser qu’elle implique une grande quantité de douleur. L’anxiété, le désespoir, la culpabilité et l’attaque, tous y entrent, entrecoupés de périodes pendant lesquelles ils semblent partis. Tous doivent être compris pour ce qu’ils sont. Quelque soit la forme qu’ils prennent, ils sont toujours une attaque sur le soi de façon à rendre les autres coupables » (Texte).

             Ainsi, nous pourrions manquer de reconnaître que le message central d’Un Cours en Miracles est de nous aider à nous souvenir que le seul problème du monde, c’est la culpabilité, telle qu’elle est exprimée dans la relation particulière et que son défaire vient par le pardon. Cela est très clair et succinctement  déclaré avec des termes légèrement différents, dans deux leçons successives du livre d’exercice : « Que je reconnaisse le problème afin qu’il puisse être reconnu » (leçon 79), et « Que je reconnaisse que mes problèmes ont été résolus » (leçon 80) : « Le problème de la séparation, qui est réellement le seul problème a déjà été résolu (à travers le Saint Esprit)… ton seul problème principal a été résolu et tu n’en as pas d’autre… Le salut dépend donc de la reconnaissance de ce seul problème et de la compréhension qu’il a été résolu. Un problème, une solution » (leçon 80).

Cependant, ce problème ne peut pas être reconnu facilement, ni même compris, parce que toute notre existence dans ce monde physique repose sur le fait de ne pas le reconnaître (Love does not condemn, p. 552, 553, 554).

 

 

             De nombreux étudiants du Cours confondent le Saint Esprit avec leur soi-ego. En faisant cela, ils répètent subtilement l’erreur originelle qui consistait à remplacer Dieu par leur soi-égo ; et, de cette manière, excluent de leur conscience la présence du Saint Esprit. Demander au Saint Esprit des solutions pour nos problèmes extérieurs usurpe son rôle car de telles requêtes présupposent que l’on sait quels sont nos désirs, sans avoir auparavant consulté la sagesse du royaume. Encore une fois, nous avons pris Sa place en présumant savoir par nous-mêmes quels sont nos problèmes et leurs solutions. Le Cours souligne ceci : « Il y a un autre très grand avantage de se référer aux décisions du Saint Esprit de façon de plus en plus fréquente… Suivre les conseils du Saint Esprit, c’est te permettre d’être absous de culpabilité. L’imaginaire croyance d’usurper des fonctions que ne sont pas les tiennes est la base de la peur. La totalité du monde que tu vois reflète cette illusion que cela s’est produit, ce qui rend la peur inévitable. Redonner cette fonction à Celui à Qui elle appartient est donc l’évasion de la peur. Et c’est cela qui permet à la mémoire de l’Amour de revenir à toi. » (Manuel pour enseignants).

Ainsi, en croyant par nous-mêmes que nous avons de réels problèmes extérieurs à nos esprits qui nécessitent des solutions que nous déterminons, nous tombons dans le piège de rendre l’erreur réelle.

             Finalement, nous pouvons remarquer que les erreurs dont nous avons parlé mènent inévitablement au manque de discernement entre la voix de l’ego et la Voix de Dieu […]. De plus, même si nous « entendons » correctement, c'est-à-dire que notre guidance ne vient pas de la voix de la culpabilité, le message du Saint Esprit ne nous est pas souvent destiné à nous personnellement. Il est filtré à travers les besoins de notre système de pensée. Le message lui-même ne s’applique pas nécessairement au monde entier, encore moins à certains individus que nous pourrions choisir comme étant les bénéficiaires de notre révélation. Ainsi, le Cours nous rappelle : « Ne fais pas confiance à tes bonnes intentions, elles ne sont pas suffisantes. Fais plutôt aveuglément confiance à ta volonté… » (Text) (Love does not condemn, p. 554, 555)

 

 

Evidemment, puisque Dieu est abstrait et n’a pas de corps, Il ne se sent pas seul et ne pleure pas. Puisqu’il est le Tout, Il ne peut pas être incomplet. De plus, l’idée même qu’Il pourrait être l’une de ces choses signifie que la séparation de Son Fils avec Lui-même s’est réellement produite. Ceci est bien sûr directement antithétique aux enseignements du Cours. L’idée doit donc être comprise au niveau du contenu de l’amour de Dieu pour Ses enfants (cela-même étant une métaphore anthropomorphique), qui est exprimé à travers la forme de l’amour d’un père aimant pour son enfant. Puisque nous sommes encore très « enfant » dans notre vie spirituelle, Un Cours en Miracles nous dit : « Tu es très novice dans les voies du salut » (Texte), l’utilisation de ce langage dans le Cours est plus approprié.  

             A de nombreuses reprises, Un Cours en Miracles dira quelque chose de significatif dans un contexte particulier, et pourtant,  lorsque cela est pris hors contexte, les mots apparaîtront inconsistants et même contradictoires avec son enseignement global. L’enseignement du Cours sur le temps en est un bon exemple. Le Cours insiste sur la nature non-linéaire et illusoire du temps. Cependant, dans de nombreux passages, il est évoqué comme s’il était réel, faisant un parallèle avec notre expérience personnelle de la réalité du temps. Nous avons déjà discuté de cet enseignement particulier dans le Chapitre 17. (Love does not condemn, p. 556, 557)

 

 

             Ainsi, plutôt que de lire attentivement le texte qui étale la nature brutale du système de pensée de l’égo, ce qui nécessite de s’en occuper, un étudiant pourrait rejeter de telles discussions à propos de l’égo comme n’étant pas importantes. Encore une fois, cela fait manquer l’essentiel de l’efficacité du Cours comme enseignement spirituel. Et cela brade l’unité inhérente à son curriculum qui dépend de la compréhension et de la reconnaissance de notre investissement dans la perpétuation du système de pensée de l’égo, précisément en ne le regardant pas. Comme nous l’avons déjà évoqué, c’est en ne regardant pas l’égo que nous lui permettons de survivre comme système de pensée dans nos esprits. C’est sûr, Un Cours en Miracles n’est pas toujours facile à comprendre, encore moins à pratiquer. Pourtant, la difficulté ultime ne réside pas dans le niveau conceptuel ou intellectuel, mais plutôt dans l’enseignement lui-même.  Cet enseignement, comme nous en avons déjà discuté dans ce livre, frappe de terreur les esprits qui s’identifient encore avec leur soi-ego. Et c’est ce même ego-soi qui est si menacé par ce que nous présente le Cours. (Love does not condemn, p. 559)

 

 

 

Traduction libre par Mathieu

 

 

 

 

"Love does not condemn", Chapitre 11 à 17 (cliquez ici)

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Published by Mathieu - dans Kenneth Wapnick
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  • : Un Cours en Miracles
  • : C'est un blog destiné à l'étude du livre: "Un Cours en Miracles".
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Vous trouverez sur ce blog :

 

 

Des passages traduits de plusieurs livres de Kenneth Wapnick:
 
Les deux premiers chapitres du livre de Kenneth Wapnick:
 
Des extraits des deux premiers livres de Gary Renard concernant le véritable pardon:
 
La traduction d'un article de Mickael Dawson:
 
Des prières de pardon:
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Mes réflexions, principalement inspirées du Cours :