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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 18:53
Et si l'être humain n'existait pas?

L’être humain n’existe pas réellement. Il s’agit plutôt d’une « malperception », une illusion d’optique qui nous semble très réelle. Et ce désir de lui donner réalité ne reflète que notre désir psychotique de donner de la substance à notre identité individuelle illusoire.

Pour avoir la sensation d’exister, nous avons besoin d’un corps, d’une personnalité et d’un monde « extérieur » auxquels s’identifier. Sans eux, il serait difficile de pouvoir continuer à croire au scénario que nous nous sommes inventé afin de donner "réalité" à notre existence.

Si notre identité en tant qu’être humain n’existe pas, qu’y a-t-il derrière ? Qu’est-ce qui existe vraiment ? Cette réalité n’est pas accessible au corps, ni à l’égo. Comment l’irréel pourrait-il connaître le réel ? La seule possibilité qu’il nous reste est de laisser ce faux soi se fondre dans la réalité, l'Unité : notre véritable Identité. Lorsque l’individualité se fond dans le tout, il ne reste plus que le tout. C’est pour cette raison que l’on dit que l’être humain ne s’éveille pas. C’est l’éveil qui se produit, tandis que l’individualité séparée se dissout dans le néant duquel elle a tissé son existence illusoire.

Alors vous comprenez pourquoi nous sommes tous si réticent à « nous éveiller » ? Qui a envie de disparaître ? Qui souhaite réaliser que toute son existence ne repose que sur un mensonge ? Peu d’entre nous. Néanmoins, d'après Un Cours En Miracles, rien n’est plus beau que le réveil à la réalité. Quelle heureuse nouvelle d’apprendre que ce soi si faible, si désespérément seul n’est pas notre réalité ! Quel soulagement d’apprendre que notre véritable Soi se situe au-delà des limitations du temps si dévastateur pour ce petit soi illusoire ! La réalité, la réalisation de l’inexistence de ce soi appelé être humain mérite donc être acclamée par l’Esprit qui a un moment a cru bon de lui donner réalité.

Il nous reste alors à demander l'aide divine, puisque seul, nous ne pourrions y arriver. Voici une prière : Saint-Esprit, aide-moi à accepter ce qui a une réelle valeur et abandonner le reste. Aide-moi à abandonner ce qui est condamné à la mort et à accueillir ma véritable réalité qui est au-delà des limitations du temps et de l’espace. Aide-moi à pardonner et à me pardonner ce qui n'est jamais arrivé afin d'accueillir la joie et la paix qui sont mon héritage naturel. 

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 21:08

Shutter-island.jpg

 

 

 

Voici le point de départ du film : En 1954, le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule sont envoyés enquêter sur l'île de Shutter Island, dans un hôpital psychiatrique où sont internés de dangereux criminels.

 

Ce film n’est pas ce qu’il semble être au premier abord.

Si vous aimez le suspens, je vous conseille d’aller le voir avant de poursuivre…

 

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                A la fin du film, on découvre que Teddy Daniels est en réalité un ancien marshal devenu patient de l’hôpital psychiatrique.

                Pourquoi a-t-il été interné ? Un jour, alors qu’il rentrait du travail, il a retrouvé ses enfants noyés dans le lac au fond de son jardin. Lorsqu’il réalise que c’est sa femme qui les a tués (elle souffrait de graves troubles psychiatriques et ne se rendait pas compte de ce qu’elle faisait), il est désespéré et la tue. La culpabilité et le désespoir qu’il ressent alors sont tels qu’il décompense et tombe dans la psychose hallucinatoire chronique : il s’invente inconsciemment un monde illusoire et perd conscience de la réalité. 

                L’hôpital psychiatrique dans lequel il est interné devient alors un endroit qu’il doit inspecter en tant que marshal des Etats-Unis. Il n’a plus conscience qu’il avait des enfants et croit que sa femme est morte dans un incendie allumé par déséquilibré mental interné dans cet hôpital.

 

                L’équipe soignante tente une expérience. Puisque Teddy Daniels est un patient dangereux et qu’il représente une menace pour les autres prisonniers, ils doivent soit le lobotomiser (opération chirurgicale qui consiste à sectionner une petite partie du lobe cérébral), soit le ramener à la raison en le convainquant qu’il s’est inventé un monde. Plutôt que de le lobotomiser tout de suite, ce qui aurait pour effet de le calmer sérieusement, ils décident de mener une expérience grandeur nature. Ils lui permettent d’avoir une liberté de mouvement au sein de la prison afin de l’encourager à aller au bout de son délire et de provoquer, à la fin, à l’aide de preuves irréfutables, un choc psychologique l’obligeant à confronter la réalité. Chuck Aule, la personne que prend Teddy pour son coéquipier, est en réalité un psychiatre de l’hôpital. Ce dernier le suit afin qu’il ne soit pas une trop grande menance pour les résidents de l'hopital.

 

                Ce film m’a permis de mieux réaliser comment l’esprit peut s’illusionner au point d’inventer un monde. Et oui, comme Teddy Daniels, nous avons inventé un monde qui n’existe puisqu’il n’y a personne à l’extérieur de nous…

                Ce film met à  jour les mécanismes de défenses d’un être humain qui nie de toutes ses forces la réalité. Et c’est là qu’on voit l’ingéniosité de l’égo. Teddy se prend pour la victime d’une machination: Il pense que les psychiatres l’accusent de folie pour qu’il n’aille pas révéler les expériences qu’ils mènent sur les prisonniers, tout comme j'ai tendance à me considérer comme la victime d’un monde que j’ai moi-même inventé.

                Ce qui m’a également touché, c’est le choc qu’a du ressentir le personnage principal du film pour en arriver à nier en bloc "la vérité". De même, lorsque nous avons cru à la séparation, la souffrance a été tellement forte, tellement insoutenable, que nous nous sommes réfugiés dans nos rêves afin de fuir notre réalité. Ce processus se renouvelle d'ailleurs à chaque instant. 

                A la fin du film, lorsqu’il est mis devant l’évidence qu’il est un patient de l’hôpital, le choc est terrible. Face à sa culpabilité, il choisit de "mourir comme un héros" plutôt que de "vivre comme un monstre" et accepte de se faire lobotomiser. Nous aussi, il nous faut du temps pour pardonner nos illusions ainsi que notre croyance en la séparation. Si nous brûlons les étapes, le choc risque d’être trop important. Dans le texte, J. explique que:

 

Le rêve est si effrayant, il semble si réel, qu'il [le fils collectif de Dieu] ne pourrait pas se réveiller à la réalité sans une sueur de terreur et sans un cri de peur mortelle, à moins qu'un rêve plus doux ne précède son réveil et ne permette à son esprit plus calme d'accueillir; un rêve plus doux [...]" (T-27.VII.13:4). 

 

C’est pour cette raison que le Saint Esprit nous appelle doucement comme un père qui réveille un petit enfant endormi. D’abord, les rêves deviennent paisibles, puis le petit enfant se réveille doucement…

 

                Quand je n’ai pas envie de pardonner, j'essaie de repenser à ce personnage torturé par la culpabilité. Je me dis que mon esprit s’illusionne autant que lui, que je ne vois pas la réalité, que je délire. Il y a également des images qui me reviennent, ce qui m’aide à pardonner ce qui n’est jamais arrivé, à ceux que je crois être à l’extérieur de moi.  

 

 

 

 

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3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 17:20




Voici en quoi Un Cours en Miracles s'oppose à ce que je croyais (et que je crois toujours au fond de moi)  : 

 

 

Le monde n’existe pas. Ce que je vois n’est qu’une projection de mon esprit.

 

Mon corps n’existe pas. Il n’est qu’une projection de mon esprit.


Je n'existe pas. Mon existence est illusoire puiqu'ellle dépend de pensées qui n'existent pas. Je passe mon temps à donner réalité à ces pensées et donc à ce monde illusoire dans lequel il semble que je sois autonome. En réalité, il n'y a que Dieu. Tout le reste est une illusion.

 

Jésus est un symbole. Il n'a pas d'existence séparée comme je le pensais. Il symbolise la partie de mon Soi qui me rappelle à la maison, en Dieu.

 

Mon corps ne peut pas souffrir. C'est mon esprit qui projette sa culpabilité imaginaire sur lui et c'est ça qui fait que je semble souffrir parfois.

 

Le but du jeu, ce n’est pas de trouver l’amour dans les relations amicales ou amoureuses, mais d’enlever les blocages qui nous empêchent de réaliser que nous sommes l’Amour. Le paradoxe consistait à chercher l’amour alors que nous sommes l’Amour.

 

Il n’y a pas de hiérarchie dans les illusions. Certaines choses dans ce monde ne sont pas plus spirituelles que d’autres. Il n’y a pas de différence entre manger un hamburger, manger bio ou végétarien. La seule chose qui fait la différence, c’est de pardonner afin de ne pas rendre réel ce qui ne l’est pas.

 

On ne quitte pas ce monde par la mort, mais en se réveillant. Se suicider ou attendre que le corps meurt pour s’évader n’a pas d’intérêt parce qu’alors le rêve continu. Pour se réveiller, il faut pardonner et se pardonner ce qui n’est jamais arrivé.

 

Ma pratique spirituelle ne fait pas de moi quelqu’un de meilleur que les autres. Nous sommes déjà tous éveillés (nous ne faisons qu'entreprendre un voyage qui est déjà terminé) et il n’y a pas de monde. Les gens que je vois ne symbolisent que ce qui se trouve dans mon esprit inconscient.

 

Ca ne sert à rien de demander au Saint Esprit de changer ma vie (c’est à dire de réparer le rêve) puisque ce que je vis n’existe pas.  Le but, c’est de se réveiller. Par contre, je peux lui demander de m’aider à pardonner, il me prêtera alors sa force.

 

Ce que je fais n’a aucune importance, c’est ce que je pense qui importe. C’est grâce à la justesse d’esprit que je m’en sortirai et non grâce à mes bonnes actions. C’est au niveau de l’esprit qu’il faut corriger l’erreur car c’est lui qui a inventé ce monde illusoire.

 

Je ne suis pas une victime. C’est moi qui ai crée le monde afin d’échapper à ma culpabilité imaginaire. Puisque je suis la cause et non l’effet, j’ai le choix de corriger cela et de me réveiller du rêve.  

 

Personne n’est coupable. Lorsque quelqu’un m’énerve, je ne fais que projeter ma culpabilité inconsciente sur lui. Lorsque je m’énerve moi-même, je projette cette même culpabilité sur mon corps. Personne n’est coupable car la séparation d’avec Dieu n’a jamais eu lieu. Si cette séparation n’a jamais eu lieu, ce monde n’existe pas, donc rien ne s’est passé et nous sommes tous innocents.

 

 

                                             

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 12:47

    
     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'éternité ne vous a jamais effrayé? Moi si, terriblement. Je l'associais inconsciemment à l'isolement et au désespoir de l'identification à l'égo. Quand j'ai commencé à étudier "Un Cours en Miracles", cette peur a refait surface. Et j'ai dû arrêter pendant quelques jours. Puis, j'ai compris que l'éternité de Dieu ne peut s'aborder du point de vue de l'ego et du temps tel que nous l'envisageons.  

     Voici un extrait du Cours évoquant la solitude qu'expérimente celui qui croit être séparé de sa Source : 

"L'ego croit qu'il est complètement seul avec lui-même, ce qui est simplement une autre façon de décrire comment il pense avoir commencé. C'est un état tellement effrayant qu'il ne peut que se tourner vers d'autres ego et tenter de s'unir à eux dans un faible effort d'identification, ou les attaquer dans une aussi faible démonstration de force. Il n'est pas libre, toutefois, de mettre en question la prémisse, parce que la prémisse est son fondement. L'égo est la croyance de l'esprit d'être complètement seul avec lui-même" (Texte, p. 62).


    Quand le Fils de Dieu a cru qu'il s'était séparé de son Père, sa culpabilité fut tellement grande qu'il a voulu essayer de s'en séparer en la projetant à l'extérieur de lui, d'où la création du monde physique. Heureusement, puisque la séparation ne s'est jamais produite, il n'y a ni solitude, ni séparation, ni éternité telle qu'on peut la concevoir (le temps n'existe pas au ciel). Il n'y a que Dieu et le Christ, ces mots n'étant que des symboles pour décrire ce qui est au delà du discible.



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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 22:14









 

   

      Dans le livre "Et l'univers disparaîtra" de Gary Renard, Pursah partage ce qui suit avec son élève:

« […] Comme les ondes radio – et donc les ondes d’énergie -, les ondes sonores ont besoin d’un récepteur pour les capter. Il y a plusieurs ondes radio qui traversent cette pièce présentement, mais il n’y a aucun son parce qu’il n’y a aucun récepteur réglé sur elles. L’oreille humaine ou animale est un récepteur. Par conséquent, si un arbre tombe au milieu d’une forêt et qu’il n’y a personne pour l’entendre, il n’y a pas de son. Le son n’existe que lorsqu’il est entendu, tout comme une onde d’énergie n’apparaît comme de la matière que lorsqu’on la voit ou la touche. Pour faire une histoire courte, disons qu’il faut être deux pour danser le tango. Pour qu’il y ait interaction, la dualité est nécessaire. En effet, sans dualité, il n’y a rien avec quoi interagir. Rien ne peut apparaître dans un miroir sans qu’une image semble se trouver en face, attachée à un observateur qui la voit. Sans dualité, il n’y a pas d’arbre dans la forêt. Comme le savent certains de vos scientifiques de la physique quantique, la dualité est un mythe. Et si la dualité est un mythe, non seulement n’y a-t-il pas d’arbre, mais il n’y a pas non plus d’univers. Sans personne pour le percevoir, l’univers n’existe pas, mais la logique voudrait que vous n’existiez pas non plus si l’univers n’existe pas. Afin de créer l’illusion de l’existence, il faut apparemment diviser ce qui est Un, et c’est précisément ce que vous avez fait. C’est un artifice » (p. 34, 35). 

 

       Le Cours nous dit que « C’est de partager les rêves mauvais de haine et de malice, d’amertume et de mort, de pêché et de souffrance et de douleur et de perte, qui les rend réels. Non partagés, ils sont perçus comme insignifiants » (Texte, 644). Il nous exhorte également : « Ne laisse pas tes yeux contempler un rêve, tes oreilles porter témoignage de l’illusion » (Texte, 645) »

 

       Dans « Et l’univers disparaîtra », Pursah explique donc que l’univers (le faux, celui que l’on a fabriqué) n’existe que s’il est perçu. Sans personne pour le percevoir, il n’existe pas. Et dans le Cours, on apprend que c’est en « partageant » et donc en percevant « les rêves mauvais de haine et de malice […] » que cela les rend réels.

Le pêché (les rêves de haine) comme l’univers n’existent donc que s’ils sont perçus. C’est le même principe ! On ne peut pas nier l’univers pour se libérer. Par contre, en cessant de percevoir le pêché chez son frère et en ne percevant que son innocence on se libère de notre croyance dans le péché. C’est elle qui nous a fait croire en la réalité de ce monde. Lorsque l’on s’en libère, Dieu peut alors faire le dernier pas et nous nous retrouvons chez nous tout en réalisant que nous n'étions jamais vraiment partis !

 

 

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 10:11



Voici ce que j'ai trouvé dans le Texte concernant "la relation d'amour particulière" :

" Derrière la quête de chaque idole se cache une soif de complétude. L’entièreté n’a pas de forme parce qu’elle est illimitée. Chercher une personne particulière ou une chose pour l’ajouter à toi et te rendre complet, peut seulement signifier que tu crois qu’il te manque une forme quelconque. Et qu’en la trouvant, tu atteindras la complétude sous une forme qui te plaît. Voilà le but d’une idole : que tu ne regardes pas au delà d’elle, vers la source de la croyance que tu es incomplet. Il ne pourrait en être ainsi que si tu avais pêché. " (Texte, 677)

" Ce n’est jamais l’idole que tu veux. Mais ce que tu penses qu’elle t’offre, cela, certes, tu le veux, et tu es en droit de le demander. Il ne serait pas possible non plus que cela te soit nié. Ta volonté d’être complet n’est que la volonté de Dieu, et cela t’es donné en étant à Lui. […] La création ne donne à aucune personne séparée le pouvoir de compléter le fils de Dieu. "  (Texte, 678)

 

Et dans le livre de Gary Renard : « Et l’univers disparaîtra » à la page 316 :

ARTEN : […] Tes amours particulières sont simplement des idoles par lesquelles tu cherches à obtenir ce que tu sens manquer en toi. Les idylles sont de vaines tentatives pour combler un vide imaginaire, un trou qui n’existe pas réellement, mais dont tu fais l’expérience comme résultat de la séparation. Ce vide ne peut-être réellement guéri que par l’Expiation et le salut, qui te conduiront à l’entièreté de ton unité avec Dieu.

 

 

 

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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 19:36
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  • : C'est un blog destiné à l'étude du livre: "Un Cours en Miracles".
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Des passages traduits de plusieurs livres de Kenneth Wapnick:
 
Les deux premiers chapitres du livre de Kenneth Wapnick:
 
Des extraits des deux premiers livres de Gary Renard concernant le véritable pardon:
 
La traduction d'un article de Mickael Dawson:
 
Des prières de pardon:
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Mes réflexions, principalement inspirées du Cours :